VIENT DE PARAÎTRE :

 

             54 pages

            14,8 x 21 cm

            couverture carton gris

            pages intérieures ivoire

            

            littérature

            2016  (pour la deuxième édition)

 

            ISBN : 979-10-93409-02-3

            10 €

 

ON est paru en 2008 dans des conditions assez artisanales. Presque aussitôt épuisé, le livre a connu durant les sept années qui suivirent une longue éclipse. Il devenait urgent, devant la curiosité impatiente de certains, de le ressortir dans sa version originale.

 

Avec ON, Don Endia Éditions relance le principe qui lui est cher des tirages limités et numérotés, principe qui était le sien à ses débuts et qui a produit une série d'ouvrages de qualité, faits maison, jusqu'à des livres-objets rares.

 

ON clôt néanmoins cette série et amorce une nouvelle ère. Si ses préceptes pour bien vivre, ces gnomiques font de ON un manuel de bonheur à l'usage de tous, un an après sa parution, on les retrouvera tels quels dans le roman Luc et Clémence, dont ON constitue en quelque sorte la matrice. Le roman reprendra en effet la plupart des maximes de ON pour les intégrer dans sa narration, tandis qu'à partir de là il semble que leur auteur entre quant à lui en littérature. Mais ce qui vaut pour l'auteur vaut pour le lecteur, et vice versa. Ici, on s'y reconnaît partout quand bien même on se moque, puisque ON c'est nous tous, on en est tous là, oui, on est tous concernés, d'ailleurs on perdrait son temps à vouloir en réchapper. On est comme ça, on est différent aussi, du coup on manie le paradoxe comme soi-même, et on aime ça.

 

            PAGES CHOISIES :

 

 

            Voir aussi le blog de l'auteur :                                                       www.hervefederspiel.com

 

 

           PARUTIONS RÉCENTES :

 

            195 pages

            12 x 20 cm

            littérature

            2015

 

            ISBN : 979-10-93409-01-6

            15 €

 

Contrats contient trois récits aux allures de conte assemblés ici en un triptyque : une histoire vraie, une histoire d'amour, une histoire de fou. L'auteur se plaît à nous embarquer en promenade sur des voies aux destinations inconnues, où il est impossible de savoir ce qui se produira à la page, parfois même à la ligne d'après, quel personnage va apparaître... une femme qui joue de malchance, un jeune homme éperdu livré aux intermittences du sexe, un père et son enfant pris dans un huis clos cruel et maladif. Ces trois contes contrastés autant que reliés par des fils rouges concentrent tout l'univers de leur auteur. L'érotisme, l'humour, l'observation précise de l'époque sont féroces, mais l'auteur y ajoute aussi, de temps à autre et en contrepoint, une musique mélodieuse qui berce et continue de nous entraîner plus loin.

 

Ils en ont parlé :

 

"Sagace, salace, furieusement drôle et très troublant."

 

Pierre Jousse, Chroniques de l'écrit

 

"Un savant dosage entre la violence de la vie et la douceur des rêves."

 

Alizée Nuyghes, Littérama

 

"Hervé Federspiel joue les innocents, il regarde le monde avec les yeux neufs d'un enfant. Ce nouveau Candide multiplie les révélations comme en passant, et c'est ainsi qu'il nous touche, nous porte, nous enchante."

 

Chantal Zimmer, Biblio Hebdo

 

"Attention, œuvre majeure !"

 

Julien Sargues, Le porte-plume 

 

"Il y a chez Hervé Federspiel du promeneur de Robert Walser, dans la neige ou entre les lignes, à suivre en lisant comme en marchant toutes ces histoires qui sont autant d'explorations."

 

Dimitri Poitevert, Globoblog

 

"Un excellent conteur… Contrats hypnotise de bout en bout."

 

Alexandra Barrou, L'ivresse livresque

 

"Un livre d'une extraordinaire richesse."

 

Thibaut Delorme, Actualitt.net

 

"Si pour certains, la pornographie est un conte de fées pour adultes, les textes d'Hervé Federspiel sont des contes de fées pour adultes écrits par un enfant."

 

Chloé Sibens, De livres en ligne

 

"Captivant et terrible."

 

Aurore Lutz, Le milieu littéraire

 

"À chaque livre, Hervé Federspiel nous fait découvrir de nouvelles choses et nous donne plus de plaisir."

 

Stéphanie Jallon, Rayonnages

 

"Dans ces trois histoires, il y a un côté décadent très prononcé, la vie des trois personnages semblant être un naufrage progressif […]. N'allez pas croire toutefois que Contrats soit dépourvu d'humour. Par exemple, dans IL, il est question de l'élevage d'un enfant par son père, car c'est bien d'élevage qu'il faut parler, même s'il s'agit d'un cauchemar qui pourrait dégoûter des futurs parents. Cependant, le recours aux objets, leur irruption incongrue, finit par créer comme des effets de gag. Il y a aussi de brusques accélérations de temps, qui laissent à penser qu'après tout, les malheurs des personnages principaux sont plutôt bien vécus sur le long terme. Ainsi, contre toute attente, ces raccourcis de vies contribuent à la fois au réalisme des nouvelles et à la singularité de l'approche."

 

Patrice Maltaverne, chronique Poésie Chronique ta Malle

(Extrait)

  

 

            290 pages 

            13,5 x 21 cm

            couverture avec jaquette

            littérature      

            2014

           

            ISBN : 979-10-93409-00-9

            19 €

 

Débarras est un mot à deux sens opposés, il définit à la fois un local de stockage et l'action de "déstocker" – de se défaire de quelque chose ou de quelqu'un.

 

Le livre est aussi paradoxal que son titre puisqu'il permet une double lecture, linéaire du début à la fin ou aléatoire en piochant tel ou tel texte, ceux-ci étant autonomes et en même temps intégrés à l'ensemble.

 

En effet, derrière leur forme poétique court une fiction romanesque à plusieurs narrateurs qui se succèdent dans les quatre parties du livre, où se rencontrent des personnages et des situations aussi nombreux et différents que les thèmes abordés. Dans Débarras il est ainsi question de :

 

transports en commun, amour, position fœtale,

triolisme, divorce, fatigue, dimanche, 

couple, internet, vin, aurore, Noël,

insomnie, club de vacances, anniversaire,

cellulite, Saint-Valentin, samedi soir, 

voyage, adultère, banlieue, abstinence,

antidépresseurs, dépucelage, meurtre...

 

Et pour réussir cet assemblage qui tient du numéro d'équilibrisme, l'auteur a pris beaucoup de risques, tout d'abord celui d'une mise en page très graphique, mais encore avec le style et le fond, faisant passer sans prévenir le lecteur de l'élégance classique à la farce grotesque, d'une certaine mélancolie à l'abjection, du réalisme descriptif aux fulgurances...

 

En conséquence de quoi, du paradoxe et de la multitude irriguant Débarras naît l'inclassable, l'impossibilité du pitch, d'un résumé en dix lignes qui se voudrait vendeur, et cela n'offre d'autre solution pour donner un aperçu de son contenu que la communication, ici, d'avis et/ou de morceaux choisis.

 

Véronique Trinel

Directrice de la Maison de la Poésie Nord Pas-de-Calais :

 

"Débarras : titre bien approprié à des images concises sans retenue ni concession. Pas d'angélisme dans ces textes mais un réalisme exacerbé. Un bel et bon ouvrage que nous plaçons en bibliothèque".

 

Patrice Maltaverne

Rédacteur en chef de la revue Traction-Brabant :

 

"Ce livre de poésie d'Hervé Federspiel se partage entre un très grand nombre de poèmes, souvent très courts, de deux à quatre vers, sauf exception. Ces poèmes sont eux-mêmes répartis en quatre chapitres intitulés :

Dernier voyage, -14, Gisants, Débarras.

 

Sans exagération, je peux affirmer que dans les trois quarts des cas (soit durant les trois derniers chapitres), Débarras ne parle que de sexe.

 

Dernier voyage évoque les rencontres (...) effectuées dans les transports parisiens et de banlieue parisienne. Sauf erreur de ma part, -14 parlerait plutôt de la sexualité des ados, tandis que Gisants et Débarras montrent, à part la sexualité des adultes, si l'on peut dire, les problèmes de couple, avec pas mal de gueules de bois. Mais toute cette description thématique n'a pas tellement d'importance, car, confirmant ce qu'en dit l'auteur, Hervé Federspiel, Débarras peut être lu dans le désordre et au hasard des pages.

 

Ce livre est très urbain, plutôt sophistiqué dans son approche de la vie, et moi, ça me plaît plutôt pas mal, car autant fantasmer sur le milieu dans lequel 75% des personnes en France vivent !

 

J'aime beaucoup également la concentration des poèmes, leur densité, leur côté très "pilote automatique". Et en même temps le fait qu'ils ne renoncent pas à empiler des assonances, voire des rimes, comme dans la poésie classique, et comme une remise à jour de ce domaine poétique.

 

Au hasard :

 

j'ai très mal aux omoplates 

des séquelles comme aux blattes

de stationner sur une banquette

dans une posture de blanquette

 

Ou bien :

 

il a voulu en croquer

mais a eu le hoquet

les rêves de grandeur

ont la vie brève du glandeur

 

Ou encore :

 

mes yeux sont si petits

on dirait des trous de souris

et mon sourire est parti

avec les dents pourries

 

Et enfin, une petite dernière pour la route : 

 

la Vénus à figue sèche

à l'anus inaccessible

elle est venue d'Ardèche

a pu choisir ses cibles

 

Bref, un livre brut de décoffrage

à découvrir sur le site de l'auteur : 

 

http://www.hervefederspiel.com/  "

 

Le blog de Patrice Maltaverne :

 

http://poesiechroniquetamalle.centerblog.net/rub-herve-federspiel-.html

 

EXTRAITS / DÉBARRAS : 

 

sous ma couverture de velours

satiné mauve

 

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derrière une lucarne

le filtre des voitures furtives

au sillage qui s'amenuise

 

dans mes bras couché

ou sur mes mains

ma bouille d'enfant couvé

 

je m'amortis

au coussin moelleux

 

la quiétude régente la pièce

je n'entends qu'un souffle

 

pouls ample et lent

qui me convainc

 

il n'y a personne dehors

personne dedans

l'écho d'outils

très lointain

des tirs sporadiques

anodins

 

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par déception sexuelle

je me rabats sur l'esthétique du mobilier

ma femme semble apprécier

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il existe un moment

où les deux font la paire

puis un autre

où l'on perd ses repères

on se restaure chez Lenôtre

chacun explore son firmament

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je me suis mis dans la bouffe

afin de parer au déficit en touffe

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d'émettre un liquide

en guise de satisfaction

je trouve ça insipide

à l'aune de la manducation

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j'ai renoncé à tout

elle n'aurait pas voulu

donner l'image d'un couple triste

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c'est terminé pour moi

et terminé pour beaucoup de monde

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nous avons tout laissé tomber

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